Le ministre du Développement durable et des Infrastructures au Luxembourg, Claude Wiseler, a présenté sa stratégie globale pour une mobilité durable pour les résidents et les frontaliers, simplement baptisée « MODU ».
Les énormes besoins du Luxembourg en matière de mobilité représentent une difficulté majeure pour le pays depuis de nombreuses années maintenant. En témoignent les embouteillages monstres qui envahissent la capitale aux heures de pointe.
C’est l’effarent essor économique et démographique du Luxembourg ces trente dernières années qui est à l’origine de la saturation des réseaux routiers et ferroviaires.
Dans son programme de 2009, le gouvernement avait promis de trouver des solutions pour résoudre cet épineux problème. C’est aujourd’hui chose faite.
Si les travaux risquent de s’étaler sur près de 20 années, ils seront les étapes de la mise en oeuvre d’une véritable stratégie de mobilité combinée.
En premier lieu, le ministre veut valoriser la « mobilité douce » (c’est-à-dire la marche à pieds et le vélo). Expliquant qu’il s’agit du moyen de transport le plus efficace sur les courtes distances, il prévoie qu’il représente au moins un quart des déplacements à l’horizon 2020.
Mais le « MODU » met prioritairement l’accent sur les transports ferroviaires. Le Luxembourg compte aujourd’hui 150 000 travailleurs transfrontaliers, qui pour la majorité prennent le train. C’est donc « l’épine dorsale du projet ».
Pour rendre la gare plus facilement accessible, le projet de Claude Wiseler prévoit un grand développement des réseaux de transports en commun (bus, tram).
Au niveau national et transfrontalier, le ministre compte s’engager dans un processus d’amélioration et de réorganisation de l’offre des infrastructures de transports en commun.
Le réseau P+R (Parking relais) sera par exemple renforcé, permettant à un plus grand nombre de frontaliers et de résidents souvent ruraux d’éviter les embouteillages en empruntant un bus ou un train sans avoir à se préoccuper de l’endroit où ils laisseront leur voiture.
Enfin, même s’il espère réduire la part des déplacements effectués en voiture à 56% (contre 72% actuellement), le projet « MODU » ne négligera pas le réseau routier. Il prévoit par exemple la réalisation de contournements visant à désencombrer certaines zones problématiques.
A Luxembourg-ville, le ministre compte désengorger les deux principales plates-formes multimodales (la gare centrale et Hamilius) en créant plusieurs « pôles d’échanges » entre bus, train et tram, qui éviteront aux citadins de systématiquement transiter par la gare centrale.
Claude Wiseler indique d’autre part que rien de ce qui est prévu par le projet « MODU » ne nécessitera une augmentation des investissements annuels du pays par rapport à leur volume actuel (de 400 à 500 millions d’euros).
Le ministre luxembourgeois Claude Wiseler a présenté le 19 avril 2012 sa « stratégie globale pour une mobilité durable ».